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Novembre - Mois sans tabac

Première cause de mortalité évitable en France, le tabac tue 78 000 personnes chaque année. Moi(s) sans tabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches et bien entendu des professionnels de santé. Pour en savoir plus télécharger le bulletin épidémiologie hebdomadaire : http://societe-francaise-de-tabacologie.com/dl/BEH-2016_30-31.pdf

Pourquoi un mois sans tabac ?

Lorsque l’on cesse de fumer pendant un mois, les chances d’arrêter définitivement sont multipliées par 5. L’idée est donc de réussir le défi collectif d’arrêter de fumer en novembre, en arrêtant ensemble.

En premier lieu, si vous êtes fumeur ou fumeuse, vous êtes concerné(e) et invité(e) à vous engager dans cette action. Vous pouvez à cet égard, télécharger le kit sur le site https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/

De plus, en tant qu’infirmiers, notre premier rôle est « de protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes ou l'autonomie de leurs fonctions vitales physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familial ou social ; ».

Alors, pour le mois de novembre, engageons-nous dans la lutte contre le tabac en informant, conseillant et éduquant nos patients.

Tous les infirmiers ne connaissent pas nécessairement la tabacologie. Il est possible de se former, notamment par des formations de développement professionnel continues (voir le site https://www.mondpc.fr/) ou d’aller plus loin en faisant une formation en tabacologie (voir ci-dessous).

Pour vous préparer au mois sans tabac, nous vous recommandons le tutoriel réalisé par l’ARS d’Aquitaine à destination des professionnels de santé http://www.addictutos.com/page/tutoriel-sevrage-tabac

 

Une nouveauté : le droit de prescription des substituts nicotiniques

La loi de modernisation de notre système de santé a élargi le droit de prescription des infirmiers aux substituts nicotiniques. Cette disposition est d’ores et déjà en vigueur. Tous les infirmiers salariés ou libéraux peuvent prescrire. Certains  infirmiers peuvent toutefois avoir des réticences, ne connaissant pas bien ces produits.

L’intérêt de la prescription est double :

-          L’infirmier poursuit ainsi son rôle d’éducation et de promotion de la santé. À la fin de la consultation, il peut prescrire le traitement ;

-          L'Assurance Maladie rembourse, sur prescription uniquement, les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur...) à hauteur de 50 euros par année civile et par bénéficiaire. Pour les femmes enceintes, les jeunes de 20 à 30 ans, les bénéficiaires de la CMU complémentaire et les patients en ALD cancer, ce montant est de 150 euros. Pour être remboursés par l'Assurance Maladie, ces substituts nicotiniques doivent figurer sur la liste des substituts nicotiniques pris en charge (voir la liste des substituts remboursables ici : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/substituts_nicotinique_2015_03_26.pdf ). Ils doivent être prescrits sur une ordonnance consacrée exclusivement à ces produits ; aucun autre traitement ne doit figurer sur cette ordonnance.

Infirmiers en tabacologie, une spécialisation qui gagne du terrain !

Les infirmiers diplômés en tabacologie sont de plus en plus nombreux et occupent des postes dans des établissements de santé : centres hospitaliers publics et privés, centres hospitaliers spécialisés.

Il est possible de faire de la tabacologie en exercice libéral, mais la tabacologie exigeant de passer du temps de consultation avec le patient, il faut noter que les infirmiers libéraux ne peuvent pas coter de consultation infirmière, ce qui est vraiment à déplorer, car leur apport en éducation et promotion de la santé pourrait être considérable.

L'infirmier travaille conjointement avec un médecin tabacologue, la plupart du temps à temps partiel, ce qui l’amène à assurer très souvent la continuité des soins. L'infirmier peut travailler en tabacologie uniquement, ou faire partie d'une équipe de liaison en addictologie. 

L'infirmier en tabacologie assure :

• le suivi des consultations

• la liaison : sur demande des équipes soignantes et avec accord du patient hospitalisé, il se déplace au lit pour une consultation d'aide au sevrage tabagique.

L'infirmier peut, lors de la consultation, préconiser un sevrage tabagique avec substitution nicotinique ou non. Il assure le suivi du patient pendant l'hospitalisation et organise la sortie en assurant le lien avec le médecin traitant, le pharmacien, le psychologue ou le tabacologue par courrier.

L’infirmier tabacologue peut aussi assurer la formation des équipes soignantes et des personnes relais (mise en place de protocoles), participer à la formation des étudiants dans les IFSI, intervenir dans les établissements scolaires ou organiser la participation de son établissement aux événements tels que la journée mondiale sans tabac

Un bon moyen pour se former en tabacologie est le diplôme inter-universitaire : http://societe-francaise-de-tabacologie.com/formations1.html

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