Journée Mondiale contre le cancer : la profession infirmière reste mobilisée et appelle à ne pas renoncer aux soins

04/02/2021

Bannière journée mondiale du cancer

Journée Mondiale contre le cancer :

la profession infirmière reste mobilisée et appelle à ne pas renoncer aux soins


En ce jeudi 4 février 2021, l’Ordre National des Infirmiers se joint à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale contre le cancer. Cette journée est l’occasion de sensibiliser l’ensemble des publics à la maladie et de rappeler que, même dans les circonstances actuelles, il est crucial de poursuivre le dépistage et les traitements. Elle est également l’occasion de rendre hommage à l’ensemble des infirmiers qui œuvrent, chaque jour, pour bâtir un monde sans cancer.


Qu’est-ce que qu’un cancer ?


Le terme « cancer » recouvre des réalités différentes en regroupant un ensemble très hétérogène de maladies. Il résulte de la multiplication anarchique de certaines cellules de l'organisme. Ces cellules prolifèrent d'abord localement, puis dans le tissu avoisinant, puis à distance où elles forment des métastases.

En France, les cancers représentent la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme. En 2018, le nombre total de nouveaux cas de cancer était ainsi estimé à 382 000, dont 54 % chez l’homme, selon Santé Publique France.

Le cancer de la prostate reste le plus fréquent chez l’homme, suivi des cancers du poumon et colorectal. Chez la femme, le cancer du sein reste le plus fréquent. Viennent ensuite les cancers colorectal et du poumon.

Un certain nombre de cancers pourraient être évités : en 2015, on estime en France métropolitaine, qu’environ 41 % des cancers chez les plus de 30 ans étaient attribuables à des facteurs de risque modifiables comme le tabagisme, la consommation d’alcool, l’alimentation, le surpoids et l’obésité.

 

Pourquoi et comment se faire dépister ?


Dépister permet de diagnostiquer tôt certains cancers, avant l’apparition de symptômes, et de pouvoir mieux les soigner, et ainsi réduire la mortalité, mais aussi de limiter les séquelles liées aux traitements utilisés. Dans certains cas, le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer.

En France, trois programmes de dépistage sont mis en place à l’échelle nationale :

  • Pour le cancer du sein : Toutes les femmes de 50 à 74 ans ne présentant ni symptômes, ni facteur de risque particulier, sont invitées à réaliser, tous les deux ans, une mammographie de dépistage organisé dans des centres agréés.
  • Pour le cancer colorectal : Toutes les personnes de 50 à 74 ans ne présentant ni symptômes, ni facteur de risque particulier, sont invitées à réaliser, tous les deux ans, un test de recherche de sang occulte dans les selles.
  • Pour le cancer du col de l’utérus : Ce dépistage est recommandé tous les trois ans chez les femmes de 25 à 65 ans y compris chez les femmes vaccinées contre différents papillomavirus humains (HPV) car la vaccination ne protège pas contre tous les HPV liés au cancer du col de l’utérus.

Pour plus d’informations : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister


Lors de la crise de la covid19, un mot d’ordre : Ne renoncez pas aux soins !


La crise de la covid 19 a brutalement freiné les diagnostics de cancer et la prise en charge des patients. Unicancer note ainsi une baisse de 23,3% de la prise en charge de patients pour un cancer entre 2019 et 2020. Ce retard ne se rattrape pas, et entraîne des pertes de chances : l’association estime ainsi que l’on enregistrera de 1000 à 6000 décès par cancer supplémentaires dans les années à venir, en raison de la crise de la covid19.

Aussi, l’Ordre National des Infirmiers appelle l’ensemble de la population à ne pas renoncer aux soins. Il est essentiel que les personnes touchées par le cancer poursuivent leurs traitements, et que l’ensemble des personnes concernées continuent d’aller se faire dépister.



Journée mondiale contre le cancer : visuel de soutien


Les infirmiers aux côtés de la population pour lutter contre le cancer


Dans la lutte contre le cancer, les infirmières et infirmiers représentent un véritable allié pour l’ensemble de la population. La profession joue tout d’abord un rôle central dans la prévention, en sensibilisant les patients à la nécessité du dépistage, en informant sur les facteurs de risque (infirmières spécialisées en tabacologie par exemple), et en rappelant les règles hygiéno-diététiques. Isabelle FROMANTIN, infirmière et spécialiste des Plaies et cicatrisation à l’Institut Curie, rappelait ainsi à ses consoeurs lors de notre Matinale « Octobre Rose : les infirmiers mobilisés pour lutter contre le cancer du sein » : . « Il faut en parler, et en rappeler l’importance, pour que chacun se souvienne, dans une vie un peu débordée, et surtout en ce moment, qu’il faut absolument aller se faire dépister ! ».


Les infirmières et infirmiers sont ensuite présents tout au long de la maladie : ils accompagnent le patient dans l’annonce du diagnostic, puis constituent un support tout au long de la maladie, non seulement par la mise en place du traitement, l’éducation au suivi du traitement, ou encore lors des interventions chirurgicales, mais aussi dans l’organisation des soins de support. Véritables liens entre les différents professionnels de santé, les infirmiers et infirmières, et particulièrement les IDE de coordination, permettent un suivi du patient dans sa globalité, et ont un rôle de sentinelle face aux évolutions de la maladie.


En cette journée Mondiale contre le cancer, l’Ordre National des Infirmiers tient ainsi à souligner le rôle essentiel des infirmières et infirmiers dans la lutte pour l’éradication du cancer, et à rappeler ce qui fait la spécificité de cette profession : un engagement sans faille et une proximité unique avec le patient, permettant une compréhension globale de sa situation.


En octobre, lors de Matinale « Octobre Rose : les infirmiers mobilisés pour lutter contre le cancer du sein » , Christelle GALVEZ : infirmière de formation, directrice des soins infirmiers du Centre Léon Bérard et membre d’UNICANCER, avait ainsi rendu hommage à la profession : « Dès qu’on parle de parcours de soins, les infirmiers sont très sensibles à tous les à-côtés du traitement : l’impact que ça a sur le couple, les enfants, la fratrie, les études, le travail… Il y a une grande sensibilité, car quand un infirmier est seul avec un patient, dans une chambre ou chez lui, il y a quelque chose de singulier, un supplément d’âme qui fait qu’ils créent un lien de confiance, un sentiment familier. Cela permet que la parole se libère, que l’on partage des situations de vie, et que le patient nous englobe dans son équipe. (…) Et il y a des moments où il ne faut pas lâcher ! Et c’est là que les infirmiers sont de véritables tours de contrôle »


Pour revoir notre Matinale « Octobre Rose : les infirmiers mobilisés pour lutter contre le cancer du sein » : https://www.youtube.com/watch?v=G28ISS_R_Ac

Pour revoir le témoignage de Mélanie, infirmière tabacologue au centre hospitalier de Grasse :  https://www.youtube.com/watch?v=dF5ESSfisjE

 

 

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