Actualités de l'Ordre

Qui connaît vraiment l'Ordre infirmier?

Publié le 30 juin 2026
Mis à jour le 30 juin 2026

Aujourd’hui, nous vous proposons un éclairage sur ces points en vous présentant l’une des élues ordinales de votre conseil  de l’Ordre de l’Ardèche et de la Drôme. 

 

   Parcours atypique, caractère bien trempé, c’est une femme engagée que nous avons rencontrée, une infirmière accomplie qui n’a pas choisi ce métier par hasard. Christine Hollender  est une de ces femmes hyperactives, tant dans le domaine professionnel que privé, mais toujours avec l’humain au centre de ses choix.

 

   Élue à l’Ordre infirmier en 2023 au collège privé, elle travaille alors au service des urgences de la clinique Pasteur à Guilherand-Granges. Diplômée en 1999 de l’IFSI de Montélimar, infirmière n’est pas son premier métier, pour une raison qui pourrait parler à bon nombre d’entre nous : ses parents estimaient que c’était une profession peu reconnue et mal payée ! En 1981, titulaire de son bac, elle se dirige ainsi vers une profession tout autre : le tourisme. Mais ses aspirations à travailler dans le soin ne tardent pas à la tarauder et c’est un arrivant dans la région Rhône-Alpes, maman de deux garçons, que sa vie professionnelle prend un tournant majeur. 

 

   Elle occupe alors un poste aux urgences de la clinique de la Parisière, puis aux soins continus à la clinique Pasteur avant d’y poursuivre sa carrière aux urgences. En parallèle, elle s’investit bénévolement dans plusieurs associations, toujours en rapport avec l’humain, longtemps au sein d’associations de lutte contre le VIH, et plus récemment au sein de France Alzheimer, association dans laquelle elle s’investit jusqu’à en devenir dernièrement vice-présidente pour le département de l’Ardèche. Ce trait de caractère, l’attrait pour les relations interhumaines, se retrouve d’ailleurs dans son implication au sein du CIDOI 07-26.

 

Quand on lui demande pourquoi elle s’est présentée aux élections de l’Ordre infirmier, la réponse est simple : « Je me suis souvent dit que je payais ma cotisation sans vraiment savoir à quoi elle servait. Or le meilleur moyen de l’apprendre, c’était de le voir par moi-même de l’intérieur. Et puis j’avais à cœur de faire entendre la voix du privé ».

 

C’est sur le crédo « j’arrête de râler dans mon coin et j’agis » qu’elle se lance et, une fois élue, des actions, elle en trouve ! Très vite, son appétence pour l’entraide la pousse à intervenir dans le cadre de la Commission signalement et violence du CIDOI 07-26.

Cette commission accueille la parole de tout infirmier ou infirmière qui subirait des violences, ou qui en serait témoin. « Dès qu’un infirmier ou une infirmière signale quelque chose, nous l’appelons et nous nous efforçons de guider. Parfois, cela ne relève que d’écoute et de conseils, parfois, c’est plus grave et cela nécessite un accompagnement plus poussé ». 

 

Le signalement qui l’a le plus marquée reste celui d’une infirmière violemment agressée dans le cadre de son activité libérale, qu’elle a accompagnée tout au long de la procédure de plainte. L’Ordre s’est effectivement constitué partie civile, mais c’est l’accompagnement humain auprès de cette infirmière profondément marquée par ce qui lui était arrivé qui lui a tenu le plus à cœur

 

« On fait avancer les choses. C’est certain. Que ce soit auprès des infirmiers ou infirmières ou des instances avec lesquelles nous travaillons pour mettre en place des accords comme les parquets de Privas et de Valence. »

 

Dans le cadre des signalements, Christine tient un tableau de tous les contacts qu’elle a pu avoir et en tire quelques statistiques. Une part importante concerne les libéraux, mais l’Ordre intervient également pour les salariés, sur un versant un peu différent, souvent parce que les infirmiers et infirmières ignorent que l’Ordre peut agir à leurs côtés. On retrouve alors davantage des questions d’ordre organisationnel ou même de harcèlement.

 

Enfin, si on lui demande ce qu’elle reproche à l’Ordre infirmier, maintenant qu’elle en connait le fonctionnement et qu’elle maîtrise ses missions, elle répond que c’est un organisme qui manque cruellement de lisibilité et qui doit poursuivre ses efforts de communication auprès des infirmiers et infirmières. « Des tas de choses sont faites et l’Ordre œuvre vraiment pour la défense de la profession et le respect du code de déontologie. Nous avons localement rencontré les députés et les sénateurs pour faire avancer la loi infirmière et la reconnaissance de nos compétences, entre autres, mais peu de monde le sait, au final. Nous travaillons avec les instances judiciaires pour protéger et aider les soignants. Nous essayons de conseiller et de venir en aide, mais encore peu d’infirmiers savent qu’ils peuvent s’adresser à l’ordre pour ça.»

(Recueil du témoignage par Karine Marie, référente communication). 

 

Dans quelques semaines, vous, infirmiers et infirmières, comme Christine, serez appelés à vous présenter et à voter pour élire vos représentants ordinaux. La représentativité est ce qui manque parfois cruellement face aux instances décisionnaires. Votre voix est importante. Votre présence est primordiale. Vous retrouverez dans ce mail les dates des élections ordinales. 

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